Les collectivités doivent prouver leur sobriété énergétique, garantir la qualité de l'air dans leurs équipements et respecter des obligations réglementaires croissantes, souvent avec des équipes techniques sous tension. La supervision LoRaWAN donne une vision continue de chaque site, sans câblage lourd ni déplacement systématique.
Énergie, eau, air : mesurer pour agir
Un comptage bâtiment par bâtiment révèle des dérives invisibles à l'œil nu : une fuite d'eau sur un réseau communal, un poste gaz mal régulé, un éclairage public qui reste allumé en plein jour. Des capteurs LoRaWAN posés sur les sous-compteurs électriques, d'eau et de gaz remontent les données en continu, sans intervention quotidienne sur site et sans câblage à tirer entre les bâtiments. Les relevés sont historisés et consultables à distance, ce qui permet de comparer un bâtiment à un autre, une période à une autre, et de repérer rapidement une consommation anormale avant qu'elle ne pèse sur la facture ou sur l'objectif de sobriété énergétique fixé par la collectivité.
Qualité de l'air dans les écoles et les crèches
Le CO2, la température et l'humidité d'une salle de classe ou d'une crèche racontent beaucoup sur le renouvellement de l'air : une salle mal ventilée fatigue les enfants et les équipes avant même qu'un symptôme n'apparaisse. Des capteurs LoRaWAN installés dans les salles mesurent ces paramètres en continu et déclenchent une alerte dès qu'un seuil est dépassé, pour que la ventilation ou l'aération soit ajustée sans attendre un contrôle ponctuel. La donnée est accessible aux services techniques et, si la collectivité le souhaite, affichée aux équipes sur place : un indicateur simple pour une question de santé publique qui concerne directement les parents et les enseignants.
Remplissage des points d'apport volontaire : fini les tournées à vide
Un point d'apport volontaire qui déborde attire les plaintes et l'image dégradée d'un quartier ; un point vidé à moitié plein mobilise un camion et une équipe pour rien. Un capteur de niveau LoRaWAN installé dans chaque colonne remonte son taux de remplissage en continu, verre, papier ou ordures ménagères confondus. Les tournées de collecte sont alors planifiées sur la réalité du terrain plutôt que sur un calendrier fixe : on passe plus souvent là où le flux est fort, moins souvent ailleurs. Le résultat se lit en kilomètres évités, en débordements qui n'ont pas eu lieu et en appels en moins au service propreté.
Décret BACS : automatisation et contrôle, échéances 2025 et 2030
Le décret BACS impose, dans les bâtiments tertiaires chauffés ou climatisés, un système d'automatisation et de contrôle capable de piloter le chauffage, la ventilation et la climatisation en fonction de l'occupation réelle des locaux. Les bâtiments dont la puissance installée dépasse 290 kW devaient s'y conformer au 1er janvier 2025. Pour les bâtiments entre 70 et 290 kW, l'échéance a été reportée du 1er janvier 2027 au 1er janvier 2030 par un décret publié fin décembre 2025, sauf remplacement anticipé du système de chauffage ou de climatisation. Dans tous les cas, la supervision continue des consommations et des équipements, déjà utile pour OPERAT, prépare le terrain : elle objective les besoins réels avant même que l'automatisation ne soit installée.
Décret Tertiaire et plateforme OPERAT : déclarer ses consommations
Les bâtiments tertiaires de 1 000 m² et plus, ce qui concerne de nombreux équipements publics, doivent déclarer chaque année leurs consommations d'énergie sur la plateforme OPERAT de l'ADEME et viser une trajectoire de réduction par rapport à une année de référence. Au fil des déclarations, la plateforme restitue une note et une attestation qui objectivent les efforts engagés. Encore faut-il disposer de données fiables à transmettre : un comptage manuel, relevé une fois par mois, laisse passer les dérives et complique la déclaration. Les capteurs LoRaWAN posés sur les compteurs d'énergie fournissent un historique continu, prêt à être exporté, qui simplifie la déclaration annuelle et permet de suivre sa trajectoire bien avant l'échéance de septembre.
Le décret Tertiaire (n° 2019-771) impose aux bâtiments tertiaires de 1 000 m² et plus de déclarer chaque année leurs consommations sur la plateforme OPERAT et de réduire leur consommation d'énergie finale de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050 par rapport à une année de référence. Le décret BACS (n° 2020-887) impose un système d'automatisation et de contrôle dans les bâtiments tertiaires chauffés ou climatisés : échéance au 1er janvier 2025 au-dessus de 290 kW, puis au 1er janvier 2030 entre 70 et 290 kW depuis le report acté par le décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025.